Afin de lutter contre la pollution par les plastiques, le Canada envisage d'interdire des dizaines de plastiques à usage unique dès 2021.

Le Premier ministre canadien Justin Trudeau a annoncé dans un discours qu'il envisageait avec son gouvernement d'éliminer progressivement plusieurs types de déchets plastiques, tels que les bouteilles d'eau, les sacs à usage unique, les couvercles de gobelet à café et les pailles.

Les législateurs canadiens s’inspireraient de la récente interdiction des plastiques de l’Union européenne, qui a été approuvée lors d’un vote écrasant en octobre dernier.

La directive, qui a été adoptée par 571 voix contre 53, interdit l’utilisation de la plupart des formes de pollution plastique les plus répandues, telles que les cotons-tiges, les assiettes et les couverts en plastique, les pailles et les agitateurs.

Les articles ont été sélectionnés pour l'interdiction, car ils peuvent facilement être remplacés par des matériaux biodégradables ou écologiques. Les matériaux qui ne peuvent pas être remplacés aussi facilement par les fabricants, tels que les filtres à cigarettes et les bouteilles en plastique, ont toujours été soumis à des délais serrés pour limiter leur consommation de plastique.

Selon un communiqué de presse publié par le bureau de Trudeau, moins de 10% du plastique utilisé au Canada est recyclé. Sans changement de cap, les Canadiens vont jeter environ 20 milliards de dollars de matières plastiques chaque année d'ici 2030.

«Les Canadiens connaissent bien les effets de la pollution par le plastique et en ont assez de voir leurs plages, leurs parcs, leurs rues et leurs rivages jonchés de déchets de plastique», a déclaré Trudeau. «Nous avons la responsabilité de travailler avec nos partenaires pour réduire la pollution par le plastique, protéger l'environnement, créer des emplois et faire croître notre économie. Nous devons à nos enfants de garder l'environnement propre et sûr pour les générations à venir. »

Bien que l'interdiction en soit à ses débuts, Trudeau a déclaré que ses collègues législateurs et lui-même travailleraient avec les fabricants d'emballages et les entreprises afin d'assurer une transition en douceur vers des pratiques plus durables.